[En balade #5] A la découverte des cascades du Royans (26/38)

La semaine dernière, à l’occasion de la fête des mères, je suis rentrée dans la Drôme pour passer le week-end avec ma maman. Mon chéri, lui, voulait partir en randonnée. Pour qu’il vienne avec moi, je me suis donc mise en quête d’une sortie dans la Drôme qui pourrait lui plaire. Il aime admirer les lacs de montagne, les rivières et les cascades. C’est donc ce que j’espérais trouver dans mes recherches.

Puis je me suis souvenue être allée voir une cascade avec une amie dans le Royans. Une autre, photographe, avait posté sur Instagram une photo d’un shooting grossesse réalisé dans cette micro région à cheval sur la Drôme et l’Isère avec une seconde cascade que je m’étais promis d’aller découvrir un jour. (Je vous invite à découvrir le site et le compte Instagram de la talentueuse Happy comme baby, qui, en plus d’être douée, est une perle de gentillesse et de générosité !)

Je me suis donc dit qu’à défaut de randonner, on pouvait rejoindre chacune de ces cascades en s’en rapprochant en voiture et en finissant à pied, tout en faisant découvrir le joli village de Pont-en-Royans à mon chéri au passage. J’ignorais en effet que ces deux cascades étaient aussi proches (200 mètres à vol d’oiseau il me semble…).

Par acquis de conscience, j’ai recherché sur le net des randonnées pouvant amener à l’une ou l’autre de ces deux merveilles. C’est très facilement que j’ai trouvé sur Visorando la fiche « De la cascade blanche à la cascade verte » qui m’a permis de comprendre que l’on pouvait admirer ces deux cascades en ne partant qu’à pied, en laissant la voiture au village de Pont-en-Royans. De quoi atteindre mes trois objectifs en une randonnée !

Annoncée comme de difficulté moyenne, avec « seulement » 540 mètres de dénivelé positif, 13 kilomètres et 5h30 de marche, je me suis dit qu’elle nous était totalement accessible pour nous. Mes parents ont voulu nous accompagner. J’ai laissé mon père à la maison, ne connaissant pas la rando, je craignais que ces soucis de santé lui causent quelques soucis pendant celle-ci. En revanche, j’ai emmené ma maman avec nous. Bien que très peu entraînée, je la pensais capable de nous accompagner tout au long du chemin, malgré ses craintes d’être un « boulet » pour nous. Nous prendrions le temps nécessaire pour avancer à son rythme. Après tout, c’était le week-end de la fête des mères !

Nous avons donc suivi l’itinéraire de cette fiche, à une ou deux exceptions près, que je vous donnerai au fur et à mesure de l’avancée de cet article

Pont-en-Royans

La première d’entre elle concerne le point de départ de la randonnée. Annoncé au pont Picard, au cœur du village, il n’est pas forcément aisé de s’y garer en voiture. Nous avons donc stationné notre véhicule à l’entrée du village (en venant de Romans/Bourg de Péage, à côté du cimetière. Il était 11h15 lorsque nous avons enfilé nos chaussures de marche et pris nos sacs à dos pour débuter la randonner.

Nous avons ensuite traversé la route pour rejoindre les abords du camping puis nous avons remonté le chemin longeant la Vernaison, cours d’eau traversant le village. Nous sommes donc arrivés sous le musée de l’eau, nous avons pu admirer les espaces de loisirs aménagés, mais surtout les célèbres maisons suspendues du village.

Face à celles-ci, nous avons monté les escaliers pour rejoindre le pont Picard, point de départ donné par Visorando.

De là, nous avons traversé la route et suivi le marquage jaune et vert indiquant notre chemin (un grand merci à la gentille mamie qui, nous voyant hésitants avec nos sacs à dos, nous a indiqué sans qu’on le lui demande que nous étions sur le bon itinéraire !) Ce chemin, fait d’escaliers, de montées en sous-bois, longeant des champs de blé nous a conduits à la cascade blanche, première étape de notre balade, après presque deux kilomètres de marche.

La cascade blanche

Nous prenons le temps d’admirer ce rideau d’eau qui s’étend face à nous.

La fiche de randonnée nous indique qu’arrivés ici, nous devrions faire demi-tour pour rejoindre une route assez fréquentée à suivre sur près de 3km. Cette idée ne m’enchantait pas vraiment, d’autant plus que nous avions Neyko avec nous et que nous voulions lui faire prendre le moins de risques inutiles.

En lisant les commentaires associés à cette fiche rando, certains conseillaient de traverser la rivière, un chemin permettant de rejoindre cette route, nous raccourcissant la rando et réduisant le risque de marcher sur la route de moitié. C’est ce que nous avons fait.

Quittant chaussures et chaussettes, remontant le pantalon (mais pas suffisamment), nous avons serré les dents pour traverser les dix ou quinze mètres du lit de la rivière. D’une part parce que l’eau était un peu fraîche, d’autre part parce que le sol était recouvert de petits cailloux qui m’ont bien fait mal… (Neyko est le moins à plaindre, il a été porté, puis a marché sur un tronc au milieu de la rivière et a fini la traversée en 2 foulées pour se mouiller le moins possible !).

Nous nous sommes ensuite installés sur l’autre rive pour prendre des photos, puis reprendre des forces avec notre pique-nique.

Les Petits Goulets

Une fois que nous avons profité du cadre, et alors que plusieurs familles nous rejoignaient pour pique-niquer, nous avons emprunté le chemin qui rejoint la départementale, que nous avons pris en tournant à gauche. Nous avons ainsi quitté Saint-Eulalie-en-Royans en direction des Petits Goulets, une succession de quatre petits tunnels rapprochés creusés dans la roche. Nous avons alors sorti les lampes frontales pour être visibles des véhicules qui arrivent parfois un peu vite, Neyko étant en laisse ultra courte et marchant sagement à mon pied.

Entre chacun, nous avons pris le temps d’admirer la vue sur les falaises de l’Allier, paradis des grimpeurs.

Une fois les quatre tunnels franchis, nous avons emprunté une petite route descendant sur la gauche. Celle-ci nous a conduits jusqu’au Pont de la Vernaison où nous avons fait notre première erreur de parcours. Nous avons traversé le pont avant de suivre un petit chemin de terre longeant la rivière. Avec quelques passages un peu plus complexes, je me suis dit que nous n’étions pas sur la bonne rive, ce qui s’est confirmé lorsque nous avons vu la seconde cascade de la randonnée, en face de nous.

Nous avons donc fait demi-tour (ma mère, Neyko et moi. Le chéri, lui, a traversé la rivière en passant sur différents rochers…) pour revenir au pont (que nous n’aurions donc pas du traverser…) et prendre le sentier passant sur la rive gauche, celui que nous aurions du prendre dès le départ.

La cascade verte

Après quelques centaines de mètres, nous sommes tombés sur une nouvelle merveille de la nature : la cascade verte. Sauvage et verdoyante, elle a attiré au cours de cette belle journée de nombreux amateurs qui se sont succédés. Nous en avions croisé certains à la cascade blanche, d’autres dans la suite de la balade. Il faut dire qu’avec les pluies récentes, son débit était plutôt abondant, ce qui n’est visiblement pas le cas toute l’année…

Après en avoir pris plein la vue, nous avons fait demi-tour, sommes retournés au pont que nous avons traversé une nouvelle fois. Nous avons suivi la route montant jusqu’à une jolie propriété pendant près d’un kilomètre peut être. Une portion peu ombragée qui peut rendre la montée un peu plus compliquée en cas de forte chaleur.

Puis arrivés face à la bâtisse, nous avons pris un chemin en herbe sur la droite que nous avons suivi (nous avons eu de la chance, il venait d’être fauché et était donc agréable à emprunter).

Des fleurs par centaines

Nous avons donc suivi ce chemin pendant deux bons kilomètres, franchissant plusieurs portes installées pour clôturer les parcs de vaches (je suppose, nous n’en avons vu aucune) et admirant, ici et là, diverses espèces de fleurs sauvages, notamment des orchidées (beaucoup d’Orchis et quelques Orphys).

Arrivés au col, on a attaqué le chemin qui nous ramenait vers Pont-en-Royans, notre point de départ. C’est là que nous avons commis notre seconde erreur, bien vite rattrapée. Nous avons suivi la route traversant un hameau. Celle-ci tournait vers la droite. Mais il nous fallait prendre tout droit pour passer devant un abri de bus (une cabane en bois plus précisément) que nous n’avions pas vu au premier passage. Quittant le hameau et n’ayant toujours pas vu cet abri de bus, j’ai regardé notre évolution sur l’application Visorando et je me suis rendue compte que nous nous étions un peu éloignés de notre itinéraire prévu. Nous sommes donc revenus sur nos pas sur une centaine de mètres pour trouver le sentier que nous devions suivre.

Nous avons ainsi entamé la descente vers Pont-en-Royans grâce à un chemin traversant les bois sur près de deux kilomètres et demi. Nous avons pu admirer de nouvelles sortes de fleurs en différents endroits.

Nous avons finalement atteint le Pont Picard puis retrouvé la voiture à 19 heures, après près de huit heures dehors et environ douze kilomètres de marche.

Bilan :

Une balade bien agréable, avec de chouettes paysages. Nous avons mis beaucoup plus de temps que prévu car nous avons pris le temps d’observer la nature nous entourant. Ma maman n’étant de plus pas entraînée, elle a eu quelques difficultés dans la montée au col de Mézelier, mais surtout dans la descente, durant laquelle ses genoux l’ont fait énormément souffrir. Nous avons donc marché à son rythme.

Nous avons probablement choisi la meilleure période pour s’y rendre. Les fleurs ont mis beaucoup de couleurs dans notre randonnée, on n’avait pas encore trop de monde au niveau des cascades (la cascade blanche notamment est envahie par les baigneurs en été), le débit de la cascade verte était suffisant et il ne faisait pas trop chaud. En plein été, j’imagine que la randonnée est plus difficile du fait de nombreuses portions de chemin non ombragées.

Enfin, je me dis que si je venais à refaire cette randonnée, je la tenterai peut-être à l’envers. En effet, les deux points d’intérêt de la balade se trouve dans les 5 premiers kilomètres de marche, ensuite, il n’y a plus rien de spectaculaire à voir. Mettre les deux cascades en fin de randonnée comme objectif et conclusion des 12 kilomètres de marche donnerait peut-être un autre aspect à cette sortie.

Et avec un chien ?

Si comme Neyko, votre chien refuse de rentrer dans l’eau, et qu’en plus il est un peu trop lourd pour le porter le temps de la traversée, il vous faudra suivre l’itinéraire conseillé par Visorando, à savoir revenir sur ses pas après avoir vu la cascade blanche, puis rejoindre la cascade verte après trois kilomètres sur la départementale. En dehors de ça, la randonnée est parfaitement accessible à un chien.

A éviter cependant en cas de chaleur assez importante. En effet, de nombreux passages ne sont pas ombragés, et pas mal de kilomètres se font sur le goudron, qui peut occasionner des brûlures aux coussinets de l’animal lorsqu’il fait trop chaud.

Autre chose sur laquelle être vigilant : la faune environnante. En bordure de cours d’eau, avec des herbes parfois un peu hautes, on peut tomber sur certains reptiles qu’on préfère voir de loin. Nous avons pour notre part croiser ce qui m’a semblé être une couleuvre, mais j’imagine que les vipères doivent aussi parfois parader dans les environs. Attention à la morsure !

Nous avons pour notre part garder Neyko attaché la plupart du temps. D’une part parce que nous étions régulièrement sur la route. D’autre part parce qu’aux abords des cascades, il y avait pas mal de monde présent et que nous ne voulions pas avoir de souci… Il a été libre pour traverser la rivière à la cascade blanche, pour redescendre un chemin un peu glissant dans lequel je m’étais aventurée à la cascade verte (mais il a été bien vite rattaché car il était prêt à suivre une copine… accompagné d’un copain réactif avec les autres mâles…. Une morsure cette année, ça suffit ! – Si vous voulez savoir de quoi je parle, c’est ici que ça se passe…). Enfin, nous l’avons laissé détaché en fin de montée au col du Mézelier puis sur presque toute la descente (sauf quelques endroits où nous croisions des routes). La laisse est, je pense, de rigueur, au moins pour le passage des Petits Goulets, afin d’assurer la sécurité de votre compagnon.

5 réflexions sur “[En balade #5] A la découverte des cascades du Royans (26/38)

  1. ducotedechezma dit :

    Je suis allée une fois à la cascade blanche. Je voulais enchaîner sur la cascade verte mais la météo jusqu’alors incertaine est devenue carrément menaçante et j’ai choisi de rentrer. Vu les trombes d’eau que j’ai essuyées une fois dans la voiture, c’était une bonne idée ! Mais il faudra vraiment que j’y retourne !

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