Un chien en Corse (2) – Emmène moi voir la mer

Salut les copains !

La semaine dernière, je vous racontais toutes nos péripéties pour arriver en Corse et tout ce que j’avais du subir à cause de mes parents. Aujourd’hui, je vous écris la suite de mes aventures (enfin, une partie seulement. Je suis tellement bavard que si je vous raconte tout d’un coup, mon récit va être beaucoup trop long !).

A lire : Neyko en Corse (1) – Un trajet mouvementé.

Tu m’as pas lâché la laisse, sur le Porto-Vecchio
(à peu près Julien Doré)

Dans tous les ports, y a des spitz qui débarquent
(A peu près J.L. Aubert)

Le lendemain de notre arrivée, après être sortis pour faire mes besoins, mes parents m’ont demandé de monter dans la voiture. J’ai eu un peu peur qu’on reparte pour de nouvelles galères de transports. Mais après une trentaine de minutes de route, on est arrivé à proximité d’un port. Si j’ai bien compris ce qu’ils m’ont dit, on était à Porto-Vecchio.chien spitz corse plages

On s’est baladé un moment le long du port, à regarder les bateaux  (enfin, je crois que c’est ce que faisaient mes parents. Mais moi, tout ça, ça ne m’intéressait pas, j’ai préféré renifler dans tous les coins pour essayer de voir si je pouvais me trouver une petite copine dans les parages).

Quand on arrive en ville

On a ensuite pris une route qui montait jusqu’à la vieille ville. On a marché pendant au moins dix minutes, peut-être même plus, je ne sais plus très bien (il faut dire que je n’ai pas de montre, alors comment pourrais-je savoir la durée de notre petite marche?… Et en même temps, même si j’avais une montre, je ne sais pas lire l’heure !)

Mais comment vous dire ? Moi, clairement, la ville, ce n’est pas ma tasse de thé… Déjà, parce que je suis attaché tout le temps ! La galère pour bien se dégourdir les pattes.

Et ensuite, mes parents en profitent généralement pour faire quelques boutiques et je suis obligé d’attendre qu’ils aient tout regardé. Et encore, heureusement, là-bas, les commerçants étaient gentils, ils me laissaient entrer. Sinon, je devais attendre dehors avec un de mes parents pendant que l’autre faisait le tour du magasin, puis après, ils inversaient. Donc moi, j’attendais deux fois plus longtemps….chien spitz corse plage

Et après, quand ils sont en ville, ils se mettent à une table pour manger, ça peut durer des plombes, pendant que moi je dois m’asseoir ou me coucher par terre et patienter jusqu’à ce qu’ils aient fini. Et vous croyez qu’ils me feraient profiter de leur bon repas ? Même pas ! Si je ne les connaissais pas mieux, je penserais qu’ils sont un peu égoïstes parfois (mais je sais bien que ce n’est pas vrai, ils s’occupent quand même bien de moi et pensent à mon bien-être en général).

A la fin de leur repas, on est reparti se balader un peu dans la ville. On a croisé un chien errant, j’avais envie d’aller lui dire bonjour, mais mes parents n’étaient pas d’accord : on ne le connaissait pas et son maître n’était pas dans les parages pour intervenir en cas de problème (et comme parfois je me la joue petit caïd en grognant comme un roquet sur d’autres mâles, ils préfèrent limiter les risques d’embrouilles). J’étais un peu triste parce que j’aime bien rencontrer de nouveaux copains, mais en même temps, je sais que mes parents ont fait ça pour mon bien, pour éviter que je me fasse croquer une oreille !

(Heureusement, j’ai pu me rattraper par la suite, je vous raconterai plus tard.)

Une fois que mes parents ont estimé qu’ils avaient fait le tour de Porto-Vecchio, on est retourné à la voiture. Sur le chemin du retour, on s’est arrêté deux fois.

Seul sur le sable, les pattes dans l’eau
(à peu près Roch Voisine)chien spitz corse plage

Sur toutes les plages, y a des loulous
qui tournent le dos à leur mère
(à peu près J.L. Aubert, encore)

La première fois, c’était sur une grande et belle plage. Maman a pu me détacher, et on a marché un long moment le long de l’eau (maman a essayé de m’y faire rentrer dedans… je pense qu’elle croit encore au Père Noël ! Comme si j’allais prendre le risque de me faire dévorer par une vague…).

J’ai croisé tout un tas de copains : je partais loin devant mes parents pour aller leur dire bonjour. Je me suis amusé comme un petit fou, même si il y avait des passages qui n’étaient pas simples pour moi car l’eau s’approchait trop et qu’il fallait que je saute par-dessus pour l’éviter. Il y avait aussi des moments un peu longs.

Mes parents aiment bien prendre des photos des paysages, mais aussi de moi. Ils me demandaient donc souvent de ne pas bouger, de regarder l’appareil… C’est limite si ils ne me demandaient pas de sourire sur la photo ! (Je le fais parfois, et je suis canon. Et puis parfois, je rigole, et là, je ressemble à Simplet… Si, je vous jure ! Regardez !)chien spitz corse plage

Alors que moi, tout ce que je voulais, c’était aller m’amuser avec mes nouveaux potes ! Mais bon, comme je suis gentil, je faisais presque tout ce qu’ils me demandaient pour leur faire plaisir !

Laissons, laissons, s’coucher le soleil
(à peu près Hair)

Après plus d’une heure sur cette plage, on a repris la voiture pour rejoindre une autre plage. On a du marcher un petit peu pour l’atteindre, papa s’était garé sur le premier parking qu’il a trouvé alors qu’il y en avait d’autres un peu plus loin…. Mais ça ne m’a pas dérangé de ne pas être garé plus près de la plage, car j’aime beaucoup marcher !

On est arrivé sur la plage de Santa Giulia d’après ce que m’a dit maman. Là, il y avait un grand ponton qui était au dessus de la mer. Mes parents ont voulu y aller… Quels fous ! Moi, je n’étais pas rassuré d’avoir les vagues qui s’agitaient sous mes pattes. Alors je les ai accompagnés jusqu’au bout, mais je suis vite revenu sur mes pas. (Surtout qu’il y avait une copine sur la plage, juste à l’entrée du ponton, et je crois qu’elle n’était pas insensible à mes charmes… Mais ses parents et les miens n’ont pas voulu qu’on se donne un rencard pour apprendre à mieux se connaître, et plus si affinités !).chien spitz corse plage

On s’est ensuite baladé un moment sur cette plage, jusqu’à ce que le soleil commence à se coucher. A ce moment là, mes parents ont décidé de retourner au bout du ponton pour faire de nouveau des photos.Je suis resté avec eux un moment, bien que pas trop rassuré.

Mais j’ai trouvé le temps un peu long, alors au bout de plusieurs longues minutes, je suis allé faire la connaissance d’un couple de Québécois à quelques mètres de mes parents. Qu’est ce qu’ils étaient gentils ! Le monsieur me faisait les grattouilles que je préfère, pile sur le poitrail. Je serai resté là des heures.

Maman est rapidement venue me chercher et a discuté un long moment avec ses personnes, ce qui fait que j’ai pu profiter de leurs grattouilles un peu plus longtemps.

On est ensuite rentré à la maison, on a fait une dernière balade pour un dernier besoin avant d’aller dormir.chien corse plages

Je reste seul
(à peu près J.J. Goldman)

Le jour suivant, papa et maman se sont levés de bonne heure. Ils ont déjeuné, m’ont amené en promenade, et puis ils sont partis. Soit-disant qu’ils allaient prendre un bateau et qu’ils ne voulaient pas m’imposer ça, et qu’en plus, je n’avais pas le droit de me promener sur l’île qu’ils allaient voir, car apparemment, c’est une réserve naturelle.

Qu’à cela ne tienne, j’en ai profité pour m’étaler sur le lit pendant qu’ils n’étaient pas là et j’ai piqué un sacré roupillon !chien spitz corse plage

Ils sont rentrés 6 ou 7 heures plus tard, je commençais à trouver le temps un peu long et à m’ennuyer, même si Maman avait pensé à prendre mes doudous et jouets. Mais ça ne m’amuse pas tant que ça quand je suis tout seul ! Qu’est-ce que j’étais content quand je les ai vus, je leur ai fait de grosses fêtes pour qu’ils comprennent que je n’aime pas quand ils me laissent seuls trop longtemps.

A lire : Dans la valise de Neyko

Ensuite, on est parti en ville, à Bonifacio, pour visiter un petit peu la citadelle. On a marché dans de petites ruelles, papa et maman ont encore fait les boutiques, j’ai été très patient, mais qu’est ce qu’il ont mis comme temps !

On n’est pas resté très longtemps en ville, mais suffisamment pour qu’une saleté de labrador essaie de me croquer une oreille. Heureusement, j’ai une maman courageuse qui a fait partir ce chien avant qu’il ne me touche !chien spitz corse plage

Puis mes parents m’ont ramené à la maison parce qu’ils voulaient aller au restaurant et ils pensaient que je serais plus tranquille à la maison (ils n’avaient pas tort, au moins, je n’avais pas à attendre deux heures sans pouvoir beaucoup bouger). Pendant ce temps, j’en ai profité pour dormir encore un peu.

A leur retour, on est sorti se dégourdir les pattes une dernière fois, puis on est rentré se coucher. Papa et Maman étaient très fatigués par leur journée.

 

Il me reste encore beaucoup de choses à vous raconter sur ces vacances.  Mais ça serait trop long de tout vous dire aujourd’hui. Je demanderai à Maman de me laisser à nouveau le clavier pour que je vous écrive la suite de mes aventures. Enfin, si ça vous dit !

 

 

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