Un chien à la mer

Pour cet article, j’avais envie de m’essayer à un type d’exercice un peu différent de ce que je fais d’habitude : me mettre dans la peau d’un autre et raconter un événement vu de ses yeux. Pour cela, je me suis glisser sous les poils de Neyko, mon spitz, qui a découvert la mer lors de notre séjour à Fréjus et Saint-Raphaël (que je vous ai raconté ces dernières semaines dans deux articles). Aujourd’hui, c’est lui qui écrit ce qu’il a vécu pendant 5 jours. J’espère que vous apprécierez cet article un peu décalé.

Salut tout le monde,

Je crois que vous me connaissez déjà, ma maman m’a dit qu’elle vous avait déjà parlé de moi et vous avait montré ma jolie bouille grâce à des photos. Je suis donc Neyko, un spitz japonais, qui occupe bien les journées de mes parents depuis deux ans déjà.

Il y a quelques semaines, ils m’ont emmené dans un drôle d’endroit que je ne connaissais pas, faut absolument que je vous raconte tout ce qu’ils m’ont fait subir là-bas !

Première journée : je découvre la plage

Tout a commencé un jour où j’ai vu mon papa charger la voiture avec des valises. Je pensais qu’on allait chez les parents de maman. Mais ça m’a semblé bizarre parce que j’étais la veille chez eux… Puis maman est rentrée du travail, elle a pris sa douche et on est parti.

Au départ, la route était la même que pour aller chez papi et mamie. Mais après, on a pris un autre chemin (maman n’arrêtait pas de dire qu’il était beaucoup plus joli que celui qu’on prend d’habitude), on s’est arrêté une fois, et après plusieurs heures de voiture pendant lesquelles j’ai été très sage, papa a arrêté la voiture devant un immeuble.

On est rentré dans un appartement qui sentait ma copine Nessy. Je n’ai pas compris pourquoi il y avait son odeur alors que je ne la trouvais pas. Pourtant, j’ai cherché dans tout l’appartement, j’ai fait tout le tour pour être sûr qu’elle n’était pas là.

Pendant ce temps, mes parents ont déchargé la voiture et amené mon tapis et mes jouets pour que je ne sois pas trop perdu. Et puis surtout, ils n’ont pas oublié mes croquettes et mes friandises ! Ils sont quand même chouettes des fois mes parents !

spitz japonais plage mer fréjus

Après tout ça, comme ça faisait quelques heures que je n’avais pas pu me dégourdir les pattes, maman a proposé qu’on aille se promener. On a marché pendant une quinzaine de minutes, le soleil commençait à se cacher, et on est arrivé sur une grande zone de sable. Papa m’a dit que ça s’appelait la plage. Moi, je n’avais encore jamais vu ça. Comme il n’y avait personne, maman a décidé de me détacher pour que je puisse courir un peu. Qu’est-ce que je m’amusais bien dans le sable ! J’ai trouvé des petits bouts de bois avec lesquels jouer.

Et puis d’un coup, quelle horreur ! De l’eau arrivait sur moi pour me manger ! Mais je ne me suis pas laissé faire, j’ai esquivé toutes ses attaques ! Mais j’avais quand même très peur quand je la voyais venir sur moi… Maman a essayé de me rassurer en me disant que c’était la mer et ses vagues, et que je ne craignais rien, mais je me suis quand même méfié, parce que parfois, ma maman dit de sacrées bêtises… Du coup, je n’ai même pas cherché à me tremper les pattes. Déjà que je n’aime pas l’eau d’habitude, mais de l’eau qui bouge, c’est pire que tout !

Alors après être resté un moment sur « la plage », nous sommes rentrés dans notre nouvelle maison parce que mes parents n’avait pas encore mangé et qu’il était plus de 21h30. Je crois qu’ils avaient sacrément faim… Et puis on est allé dormir.

Deuxième journée : une première randonnée épuisante

J’ai vu les premiers rayons du jour passer à travers les volets de bonne heure. Ça devait être environ 6h. J’ai essayé de négocier avec mes parents pour qu’ils se lèvent et m’emmènent promener, mais je les ai entendus râler… Soit-disant que ce n’était pas encore l’heure de se réveiller, que j’étais un bourricot parce que c’était beaucoup trop tôt. Mais moi, je voulais juste des câlins et prendre l’air… Du coup, j’ai patienté jusqu’à ce que le réveil de Maman sonne, vers  8h.

spitz japonais sentier du littoral saint-raphaël

Mes parents ont installé la table du déjeuner sur une grande terrasse vraiment chouette d’où j’essayais de m’adonner à mon activité préférée : faire la commère en regardant tout ce qu’il se passe en bas. Puis un peu plus tard, ils m’ont mis mon harnais et m’ont amené jusqu’à la voiture, ce qui est généralement signe de promenade. J’étais donc tout content (mais je ne savais pas encore où je mettais les pattes…).

On n’est pas resté très longtemps dans la voiture, à peine une dizaine de minutes. Maman s’est garée sur un parking à côté de plein de bateaux. On a longé tous ses « yachts » (je crois que c’est ce nom qu’a utilisé mon papa pour décrire tous ces beaux bateaux, quelque chose me dit qu’il en aurait bien piqué un si il avait pu…), ça a duré un petit moment, puis on a pris des escaliers et on est arrivé sur des rochers rouges.

On montait, on descendait, on remontait, ça n’arrêtait pas. En plus, le soleil commençait à taper fort et moi, j’avais de plus en plus chaud. Heureusement, mes parents avaient pensé à prendre de l’eau pour moi et me donnaient régulièrement à boire. Et puis on s’arrêtait quand on avait un peu d’ombre, mais ce n’était pas souvent.

spitz japonais saint raphaël sentier du littoralMais le pire dans tout ça, c’est que de temps en temps, on passait au dessus de l’eau qui venait taper dans les rochers. Ça faisait vraiment beaucoup de bruit, j’avais très peur et papa (ou parfois maman) était obligé de me porter pour que je franchisse certains passages.

J’ai été patient, très patient, mais au bout d’un moment (au moins quatre heures…), j’ai dit stop ! Je n’en pouvais plus, je me suis arrêté à l’ombre d’un rocher et j’ai fait grève un bon moment. Quand ma maman a détaché ma laisse, j’ai retrouvé un peu d’énergie en avançant à mon rythme. Surtout que j’avais entendu mes parents dire qu’ils arrêteraient la balade à la plage suivante. Mais après celle-ci, il a fallu encore marcher un moment sur la route avant de retrouver la voiture !

On est ensuite rentré à l’appartement. Qu’est-ce que j’étais bien au frais ! J’ai pu me reposer un moment pendant que papa et maman partaient je ne sais où. Ils m’ont laissé tout seul une bonne heure et j’ai piqué un sacré roupillon pendant ce temps !

spitz japonais sentier littoral Saint Raphaël

Un peu avant qu’on décide d’arrêter la balade, je n’en pouvais plus !

Quand ils sont revenus, ils ont mangé et ont regardé un film à la télé. Je crois qu’eux aussi étaient un peu cuits par leur journée. Après le film, on est sorti tous les trois découvrir un nouveau chemin. Au bout d’une demi-heure, j’ai entendu mes parents dire qu’ils n’étaient pas sûrs d’être sur la bonne route alors qu’ils pensaient faire une boucle. On a donc fait demi-tour alors qu’en fait, on était à 500 mètres de notre maison… Mais je me suis bien gardé de les prévenir, j’étais bien content de me balader un peu plus longtemps que prévu !  On s’est donc couché à plus de minuit, bien contents de pouvoir enfin dormir un peu.

A lire : Saint-Raphaël côté nature

Troisième journée : une nouvelle balade étouffante

spitz japonais vue sur mer agay

Ce jour-là, j’ai décidé d’être plus cool avec papa et maman, je les ai laissé dormir jusqu’à 9h. (Je suis un petit chien adorable, je sais !)

Comme la veille, mes parents ont pris leur petit déjeuner sur la terrasse puis on s’est tous préparés pour aller à la voiture. Cette fois-ci, on est resté dedans un peu plus longtemps, environ une demi-heure jusqu’à ce que papa se gare.

Puis on a pris une route qui monte à pied. Après, c’est devenu un chemin avec des pierres et quelques arbres, on avait un petit peu d’ombre de temps en temps. On est monté pendant un moment, là encore il faisait très chaud. Du coup, je traînais la patte dès qu’on était à l’ombre (pas bête, l’animal !) pour me reposer un peu.

Quand on est enfin arrivé tout en haut, la vue était plutôt chouette ! Je l’ai regardée un peu avec mes parents, mais très vite, je me suis glissé sous un buisson, il y avait beaucoup trop de soleil qui me cognait sur la tête ! Maman m’a emmené sous quelques arbres, elle m’a redonné à boire et je suis resté là un moment pour récupérer, pendant qu’eux cassaient la croûte.

spitz japonais vue mer baie agay

Puis on est redescendu (je vous jure, ils sont fous ces humains ! Pourquoi souffrir sous la chaleur à monter pour redescendre juste après ???), mais les cailloux me faisaient un peu mal aux pattes et j’avais trop chaud. J’ai donc négocié avec mes parents pour qu’ils me portent un peu à tour de rôle. Ils ont accepté, mais pas assez longtemps à mon goût… Tout ça parce que je leur donnais trop chaud soit-disant et que je les empêchais de voir où ils mettaient les pieds. Même que papa a glissé et a failli tomber quand j’étais dans ses bras. On a finalement rejoint la voiture et on est rentré à la maison.

On s’est tous reposé un moment au frais, maman a fait une sieste parce qu’elle avait mal à la tête, j’en ai profité pour faire pareil. Et j’ai même continué quand mes parents sont partis pendant quelques heures.

Quand ils sont revenus, ils ont voulu qu’on reparte en promenade. Mais quand j’ai vu papa aller à la voiture, j’ai refusé. A chaque fois que je suis monté dans cet engin depuis qu’on est arrivé, j’ai trop souffert ! En fait, il avait juste un truc à récupérer dedans et on est parti faire une balade rapide autour de notre résidence. Je crois que mes parents avaient rendez-vous au resto après et ils étaient pressés.

Moi, pendant ce temps, je les attendais à la maison sagement ! Ils ne m’ont même pas proposé de venir avec eux…. Alors que je les aurais bien accompagnés, j’aime bien passer du temps avec eux, sauf quand ils me font faire des randonnées sous une chaleur étouffante.

Quand ils sont revenus, ils m’ont proposé de partir en balade et d’essayer de faire la même sortie que la veille, mais sans se tromper cette fois. Vous vous doutez bien que j’étais d’accord : il faisait nuit et donc moins chaud. Malheureusement pour moi, ils ont trouvé le bon chemin et on n’a pas eu besoin de rallonger la sortie. Après ça, on est rentré pour se coucher.

spitz japonais repos ombre rastel d'agay

Quatrième et cinquième journées : quand j’attends sagement mes parents

Papa et maman m’ont expliqué que j’allais rester à la maison car ils allaient visiter une ville où j’aurais eu beaucoup trop chaud. On est donc sorti tous les trois une bonne demi-heure pour que je fasse mes besoins avant. Je suis resté au frais de l’appartement jusqu’à ce qu’ils reviennent en milieu d’après-midi.

Ils sont restés avec moi un moment, on n’est pas ressorti tout de suite car il faisait trop chaud dehors et maman avait peur que le goudron me brûle les coussinets. Mes parents sont allés faire quelques courses puis sont revenus se reposer à la maison.

Après le dîner, ils m’ont mis mon harnais. Qu’est-ce que j’étais content, j’allais enfin ressortir (on avait juste fait quelques pas dans le jardin de la résidence dans l’après-midi, j’avais grand besoin de me dégourdir plus les pattes !). Ils m’ont à nouveau emmené à la plage, mais cette fois, il y avait du monde, alors ils n’ont pas pu me détacher pour me laisser courir. Mais on est resté un moment dans le sable, j’avais déjà moins peur des vagues, mais j’ai préféré ne pas trop m’en approcher quand même. Je suis courageux, mais pas téméraire !spitz japonais plage mer expérience

A lire : Fréjus et Saint-Raphaël côté villes

Le lendemain s’est passé un peu de la même façon : papa et maman sont allés se balader en ville, en plein soleil, et en plus, ils devaient visiter des endroits où je n’avais pas le droit d’aller (je n’ai pas compris pourquoi, je suis toujours sage moi… Mais apparemment, j’ai des copains qui font des bêtises, qui salissent, ou qui ont des parents pas assez responsables pour ramasser leurs besoins. Du coup, les villes nous interdisent l’accès à certains endroits. J’étais un peu déçu parce que moi, j’ai un papa et une maman qui font attention, mais j’ai bien compris que c’était mieux pour les jardins que mes parents allaient voir.)

Je suis donc resté au frais de l’appartement jusqu’à ce qu’ils reviennent en milieu d’après-midi. Après par contre, ça a été un peu différent. J’ai vu mes parents courir dans tous les sens pour rassembler toutes nos affaires, papa chargeait la voiture (et je lui donnais un coup de patte pour ça, ou en tout cas, je lui apportais un peu de soutien moral) pendant que maman passait un coup d’aspirateur dans l’appartement pour enlever tous les poils que j’avais laissés… On est ensuite allé se balader rapidement pour que je fasse mes besoins avant de prendre la route.

Cette fois, j’ai accepté de monter dans la voiture sans problème, j’avais bien compris en voyant tous les sacs, que là, on ne partait pas en randonnée mais qu’on rentrait à la maison ! On a roulé un moment avant que papa s’arrête pour que lui et maman puissent manger un peu. Ils m’ont promené un petit peu sur la grande aire d’autoroute où on était, puis on est reparti pour rejoindre la maison. On est arrivé très tard, on a fait une dernière petite balade avec maman et on a conclu mes premières vacances à la mer.

 

C’était sympa de découvrir un nouvel endroit, mais quand même, à la mer, il fait chaud, et la mer, ça fait peur ! Vous ne trouvez pas ?

10 réflexions sur “Un chien à la mer

  1. Lespoussinatrices dit :

    Article super bien écrit 😍 j’ai adoré le fait de raconter votre périple des yeux de Neyko ! Ça m’a fait pensé à Mousty qui a découvert la plage pour la première fois a Étretat… J’adorerais tenter d’écrire un article de ses yeux mais je dois avouer que tu écris très bien et je ne suis pas sûre d’être à la hauteur… Des bisous à tous les 3

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  2. La Lauridienne dit :

    Cet article est juste super! J’ai l’habitude d’essayer d’imaginer ce que peut se dire ma chienne et j’ai donc adoré!

    Porter un chien pendant la rando, on connaît. On a dû le faire pendant certaines randonnées en particulier la dernière aux Bardenas Réales. Il faisait chaud et je crois que notre Meylie a eu du mal.

    Encore merci pour ce chouette article!

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    • Amande Honorable dit :

      Merci beaucoup pour ton retour 🙂

      J’espère que Meylie n’est pas trop lourde. Déjà avec les 10kg de Neyko, sous les fortes chaleurs, ce n’était pas évident de le porter, alors avec un chien plus lourd, j’imagine la galère !

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